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ligue nationale
de volley

«On n’est pas les seuls»

le 17/12/2021
Si le coach du SNVBA, Gilles Gosselin, salue les résultats et la prise de responsabilité de chacun de ses joueurs au sein d’une équipe leader et toujours invaincue en LBM avant son déplacement à Mende ce soir, il prévient que Saint-Nazaire n’est pas seul à vouloir toucher le Graal cette saison.
lnv

Avec neuf victoires en neuf matches de LBM, avant le déplacement à Mende ce soir, le tableau est parfait. Quel regard portez-vous sur cette première partie de saison ?

On fait un super début de saison. Je suis ravi de ce que l’équipe produit. On est à la fois en train de se développer et de se préparer pour les échéances qui vont arriver, notamment les Play-Offs. Semaine après semaine, on se construit et on se construit bien. Mes joueurs répondent vraiment présents au quotidien, quelles que soient les associations de joueurs selon les rencontres. Chacun a son rôle et c’est surtout ça qui nous importe avec Jorge (Rodriguez), mon adjoint. On se développe, on construit notre organisation et ça se conclut par des résultats très positifs. Je suis ravi de ce début de saison en termes de résultats, mais surtout en termes de responsabilisation, de management des joueurs.

Cela est d’autant plus important et intéressant qu’il a fallu digérer la grosse déception du printemps dernier et cette défaite en finale face au Plessis-Robinson qui vous a empêchés de monter en LAM ?

Ça a été une grosse déception parce qu’on avait fait une saison quasi parfaite, en tout cas très aboutie, jusqu’à cette finale. Maintenant, la dureté, la difficulté de la formule d’accession, avec cette unique place pour monter en Ligue AM qui se joue sur une finale, on l’a vécue à nos dépens. Sur deux matches, on est tombé sur plus fort que nous. Il y a eu une frustration et une déception sur la globalité du travail et tous les efforts fournis pendant huit mois, pour être premier de la saison régulière, premier de la phase de poule, pour gagner 20 matches sur 24. Malheureusement, les deux derniers matches n’ont pas tourné en notre faveur. «Pepe» Gonzalez a été diminué, c’est aussi un fait de jeu important. Le dénouement a été difficile, cruel, pas celui qu’on aurait aimé. Mais c’est aussi la dureté du sport. Les deux derniers matches n’ont pas été révélateurs de la saison qu’on avait effectuée. Mais encore une fois, c’est la dureté et la réalité de la formule sportive.

Depuis trois ans, Saint-Nazaire affiche clairement ses ambitions. Quel était l’état d’esprit avant d’entamer cette nouvelle saison ?

On est une des rares équipes à assumer ses ambitions. Maintenant, ce n’est pas parce qu’on a des ambitions que l’on va y arriver et qu’on est les seuls à avoir ses ambitions-là. Il y a beaucoup d’équipes qui voudraient monter, mais il n’y en a qu’une ou deux qui annonçaient clairement la saison dernière cet objectif de résultat final. Cela a peut-être joué un peu en notre défaveur. On nous a identifiés comme l’une des seules équipes favorites, alors que dans un championnat il y a beaucoup de prétendants. Et cette année encore. On aborde cette saison de la même manière : on a des ambitions, maintenant on sait que le championnat est hyper homogène. On aborde les choses dans un certain développement, un certain processus qui vise à préparer notre équipe du mieux possible pour les Play-Offs. C’est pour cela que la notion de responsabilisation de tous les joueurs est importante. On a onze joueurs dans notre effectif professionnel, qui a été renouvelé à 90%. Chacun a son rôle, sa responsabilité dans la performance et notre objectif est de gagner les matches quels que soient les joueurs qui les commencent ou qui les finissent. On a un effectif très jeune, hormis Pepe Gonzalez et Sebastian Closter, qui a beaucoup de potentiel mais qui n’a pas encore atteint son plein régime.

C’est assez peu banal pour un leader de championnat d’avoir son meilleur marqueur, le central cap-verdien Helder Spencer, à la 13e place seulement des scoreurs de la division ! Mais c’est aussi la preuve d’une grande diversité offensive au SNVBA cette saison, non ?

On a construit l’équipe pour essayer d’avoir effectivement une variété offensive et pas mal de possibilités de performer. On a des réceptionneurs-attaquants qui sont capables d’être efficaces offensivement, que ce soit Kristof (Horvath), Lourenço Martins ou Abdel-Aziz Doumbia, on a aussi des centraux qui sont capables d’être performants et on a «Pepe» et Lucas Lilembo qui se relaient au poste de pointus et peuvent être efficaces. Tout cela donne une palette offensive plus variée, ce qui est une bonne chose pour nos passeurs. Et quand un joueur est dans un jour un peu moins bien, on a d’autres cartes pour être efficace. C’est une vraie force.

Le fait d’être invaincu, c’est une dynamique entraînante. Sentez-vous que votre groupe a envie d’étirer cette série le plus longtemps possible ?

On ne raisonne pas trop comme cela. On est plus dans une notion de challenge chaque week-end. J’ai un groupe qui est très actif, qui a beaucoup de personnalité, ce qui nous permet d’avoir beaucoup de vie sur le terrain. Ça nous pousse, nous tire vers le haut. On a envie d’enchaîner sans pour autant faire une fixette sur la notion d’être invaincu. On voit bien que Nancy tourne très bien, que Saint-Quentin, Martigues, Fréjus font un super début de saison. On n’est pas les seuls. Notre ambition est de continuer comme cela, enchaîner les performances et les résultats pour se préparer du mieux possible pour les Play-Offs.   

lnv

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