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ligue nationale
de volley

«Un changement de dimension pour le volley français»

le 14/09/2023
Avec l’arrivée historique de Club Marmara comme partenaire «namer» de la D1 masculine, désormais dénommée Marmara SpikeLigue, la LNV du président Yves Bouget marque un tournant décisif dans son développement économique et valide le travail accompli depuis deux ans et demi.
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Que vous inspire l’arrivée de Club Marmara, en tant que partenaire «namer» pour la D1 masculine ?
C’est d’abord beaucoup de fierté pour mon sport professionnel. Le naming, c’est quelque part la reconnaissance de la valeur de l’image de votre sport. On ne paye pas l’image d’un sport si elle ne permet pas au groupe qui va payer ce sponsoring d’avoir un effet de halo et de bénéficier du transfert d’image et des valeurs du volley. Il y a donc beaucoup de fierté autour de cette reconnaissance. Après, sur le côté pragmatique, c’est une petite révolution. Le naming était un peu le serpent de mer du volley. Tout le monde en parlait mais on ne l’avait jamais vu venir et son incidence économique ne sera pas neutre.

Quels peuvent être les impacts de l’arrivée de Club Marmara et du Groupe TUI en D1 masculine ?
Il y a plusieurs échelles de naming. Le naming marche dans les deux sens. Les Clubs Marmara, c’est le groupe TUI, premier voyagiste mondial tout de même ! Comme ils l’ont dit, cela a été une évidence pour Marmara pace que l’image du volley est forte et que ce sport est un outil de communication chez eux dans les clubs de vacances. Mais nous, inversement, on a tout à gagner à être connu et reconnu par l’ensemble des touristes qui voyagent grâce au groupe TUI. C’est là que toute la transformation de la Ligue et, parfois à marche forcée, celle opérée depuis deux ans et demi au sein des clubs, va prendre tout son sens. Beaucoup de monde parle du digital, c’est un peu comme une lanterne magique qu’on agite, sans savoir ce que ça peut vraiment signifier. Là, avec un partenaire comme celui-là, qui a des millions de clients en Europe, ça va démultiplier la présence digitale du volley professionnel français. L’annonce de ce naming a été reprise en anglais, aux Etats-Unis, en portugais pour le Brésil. C’est un changement de dimension pour le volley français.

Quels bénéfices la LNV et les clubs de D1 peuvent-ils en tirer ?
Comme toujours, c’est le premier effort le plus difficile, le premier client le plus difficile à avoir. Aujourd’hui, un acteur majeur qui va discuter avec nous va se trouver réconforter par la présence du groupe TUI à nos côtés. La pompe est amorcée. Après, l’argent ne sert qu’au développement des clubs, pas à autre chose. Il faut pourfendre ces mythologies : l’économie de la LNV est uniquement tournée vers l’intérêt des clubs. Mais pour redistribuer, il faut d’abord avoir investi.

Ce naming valide avec éclat, selon vous, le travail effectué depuis deux ans et demi ?  
Quand je me retourne et que je regarde les deux ans et demi parcourus, il y a eu pas mal de choses d’accomplies. On est arrivé dans un volley pro exsangue financièrement, sans résonnance médiatique, sans politique digitale, sans partenaire. Quand je regarde aujourd’hui, on a un contrat avec BeIN Sports, un namer, une présence digitale en plein essor, 130.000 spectateurs de plus dans les salles ! Tout cela ne bénéficie qu’aux clubs. Toutes les actions de la Ligue ont un impact sur l’économie des clubs.

Comment les clubs peuvent-ils maintenant profiter de ce partenariat ?
On avait plusieurs options en termes de naming et on est très fier d’avoir choisi l’option Marmara. C’est une entreprise avec laquelle on partage effectivement beaucoup de valeurs. Déjà, une caractéristique qui ne nous a pas échappé, c’est que les agences Marmara ont un maillage quasi similaire au maillage du volley français et on retrouve beaucoup d’agences dans les villes où on a club pro. L’activation va donc être facilitée, car le contact va se créer naturellement. Invitations de partenaires, de clients, exposition de la Marmara SpikeLigue, tout cela va se dérouler dans les salles de nos clubs pros et c’est tout bénéfice.

Comment la rencontre entre le groupe TUI et la LNV a-t-elle eu lieu et quelles sont les valeurs communes qui ont conduit à ce partenariat ?
Ça s’est fait par une opération habituelle de démarchage. On se propose de rencontrer le service de communication d’un grand groupe, on lui présente l’intérêt qu’il y aurait à travailler avec le volley et on se découvre beaucoup de valeurs communes, des spectateurs qui sont aussi des voyageurs qui utilisent le groupe TUI. Il y a beaucoup d’intérêts communs. La grande fierté, c’est aussi que le groupe TUI n’a jamais fait aucun sponsoring en France ! C’est la première fois qu’il s’associe ainsi. Quand je parle de l’image du volley, c’est un levier majeur autour du partage, de la réconciliation, de la socialisation. Nos valeurs et celles de Marmara sont des valeurs familiales, de convivialité, d’inclusion, de respect. Donc, en fait, on porte les mêmes valeurs. Ils le disent simplement : «Ce sponsoring a été une évidence.» Et puis, on s’est «mariés» pour 3 ans ! C’est très long 3 ans et c’est un signal fort de leur part.

Cela peut-il précéder d’autres engagements du groupe TUI auprès de la LNV, par exemple vers la LAF ?
Ma vision est un peu différente car je pense qu’en LAF, les valeurs portées sont un peu différentes. Mais on est en recherche d’un partenaire namer pour le volley féminin. On pense que les cibles ne sont pas les mêmes. On y travaille.

En attendant le lancement de la Marmara SpikeLigue le 20 octobre prochain, y aura-t-il de fréquents rappels à ce nouveau partenariat ?
Oui. Il y aura de la part de la Ligue et de la part de Marmara, pendant le mois qui va courir, beaucoup de rappels de communication, qui vont tourner sur LNV.tv, sur BeIN notamment.

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