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ligue nationale
de volley

Nantes et Levallois Paris, un rêve de dolce vita

le 21/02/2024
Dans une double confrontation en Italie, les Neptunes de Nantes disputent mercredi soir à Novare la finale aller de la Challenge Cup, tandis que Levallois Paris est à Chieri pour la première manche de la demi-finale de CEV Cup. Deux rendez-vous historiques pour le volley féminin français et les deux clubs à la proue de la LAF cette saison.
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C’est un mercredi soir merveilleux. Au milieu des huitième de finale de la Ligue des Champions de football qui font, un peu partout, briller les yeux cette semaine, la fine fleur du volley féminin français pose ce soir un pied dans l’histoire, sur des champs de bataille que les clubs de LAF n’ont plus connu depuis un petit moment.

En Italie, dans le Piémont pour les unes, en métropole turinoise pour les autres, Neptunes et Mariannes ouvrent le premier volet d’un épilogue européen qui peut être tout simplement magique. Il y a d’abord les Neptunes de Nantes, actuelles deuxièmes du championnat de France (avec deux matches en retard), quasiment insubmersibles depuis la fin du mois d’octobre (une seule défaite en LAF face à Béziers), invaincues en Challenge Cup, qui sonnent à la grande porte, pour la première finale européenne de l’histoire du club.

Reconfigurées, attelées désormais avec le hand féminin professionnel nantais, les Neptunes se sentent plus fortes. Cinq fois finaliste dans l’Hexagone, jamais gagnant, le club de Loire-Atlantique, rêve en grand aujourd’hui, avant d’aller défier sur ses terres Novare, grosse puissance de la Série A italienne, 3e du championnat, invaincu lui aussi en Challenge Cup et coaché par une légende du volley italien, Lorenzo Bernardi.

Forcément, sur le papier, ça claque, ça impressionne et Nantes n’a pas encore tous les repères dans ce grand monde qu’il découvre et que le volley féminin français, dans son entier, a un peu perdu de vue ces dernières années. En effet, il s’agit là de la première finale continentale pour un club hexagonal féminin depuis le RC Cannes en 2012 ! Et il faut remonter à 2003 pour trouver trace d’un double sacre tricolore en Coupes d’Europe (Canne en Ligue des Champions et Villebon en CEV Cup).

Mais l’équilibre collectif, autour de la passeuse turque, Arelya Karasoy, la libéro Amandine Giardino, la pointe US ciselée, Taylor Mims, les réceptionneuses polyvalentes, Marrit Jasper et Amélie Rotar, les centrales dures au mal, Hena Kurtagic et Jaelyn Keene, allié au talent et l’exaltation posés comme des diamants bruts sur les parquets depuis le début de la saison sont des marqueurs forts.

Pour toucher du doigt le bonheur suprême, il faudra être à la bagarre dès ce soir en Italie et bousculer l’ordonnancement offensif transalpin, symbolisé par l’une des meilleures attaquantes du monde, l’ancienne MVP et champion de France avec Le Cannet en 2023, la jeune pépite russe, Vita Akimova. Si les Neptunes instillent le doute en Italie, alors les rêves les plus fous s’engouffreront en retour, à la Trocardière mercredi prochain.

Pour les Mariannes de Levallois Paris, le chemin est un peu plus long. Il reste une ligne droite à parcourir encore. Qualifié pour les demi-finales de CEV Cup, le leader de LAF veut, lui aussi, écrire une belle histoire. Ce soir, c’est à Chieri qu’il ne faut pas faire de rature. En face, c’est le 5e de la Série A. Ce n’est pas une forteresse imprenable pour Bianca Cugno, Emily Thater, Juliette Gelin, Candelaria Herrera et toute la troupe francilienne, prêtes à mordre dans un délicieux défi, une gourmandise sublime, face au vainqueur de la Challenge Cup 2023.

Au tour précédent, les Cannettanes avaient sérieusement chahuté les Italiennes, échouant d’un rien au retour à envoyer la confrontation au set en or, malgré quatre balles de match. Les filles d’Alessandro Orefice, comme celles plus à l’Ouest de France de France de Cesar Hernandez Gonzalez, ont donc, elles aussi, le droit de rêver en grand.

lnv