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ligue nationale
de volley

Montpellier presque tout neuf

le 08/05/2026
Le MHSC peut ce soir décrocher son neuvième titre de champion de France et clore de la meilleure des manières une saison aboutie. Mais Poitiers, vaincu à l’aller, rêve toujours de renverser l’affaire.
lnv

MARMARA SPIKELIGUE (Finale retour)

Les dés ne sont pas encore jetés. Il reste une manne, un lancer, deux peut-être. Mais à quelques heures de la finale retour, ce vendredi soir à 21 h dans l’Hérault, en ce jour où l’on fête la victoire, c’est incontestablement Montpelier qui a les armes en main.

Vainqueur à l’aller, invaincu depuis sept rencontres, saison régulière et Play-Offs cumulés, le MHSC fait preuve d’une efficacité froide, d’une solidité dans tous les domaines et d’un mental féroce qui le rendent très difficilement ébranlable. Pour preuve, dans cette phase finale, la troupe de Loïc Le Marrec a essoré l’AS Cannes puis Sète en deux coups de louche, laissant tomber deux sets seulement en quatre parties remportées en totale maîtrise.

Autour de Matias Sanchez, tout se déroule sans accroc. Thomas Lopez Pascual est devant et derrière, avec une propreté qui en a fait, de loin, le MVP de la saison. Simon Hirsch est inspiré au printemps, Quentin Jouffroy et Nicolas Le Goff portent haut et fièrement leurs galons de champion olympique et le capitaine, Ezequiel Palacios, mène tout cela avec l’état d’esprit qu’il faut.

Bref, Montpellier sera forcément difficile à bouger pour Poitiers. A l’aller, le SPVB a pu le constater. Malgré un Lawson-Body bruyant, le MHSC a récité, dominé les Poitevins dans tous les compartiments et posé, avec ce succès net (0-3), une option très sérieuse sur un neuvième titre de champion de France mais aussi sans doute égratigné un peu les certitudes de l’Alterna.

Avec deux matches à domicile à Chaban-Delmas, potentiellement, Montpellier peut clore de la plus belle des manières une saison aboutie, avec un barrage en huitièmes de finale en Ligue des Champions et seulement cinq défaites au compteur à ce jour en championnat.

Mais si le MHSC semble filer vers la ligne, Poitiers continue de sprinter derrière. Double finaliste de MSL consécutivement, l’Alterna s’est clairement installé à nouveau parmi les grands du volley français. Mais il veut mieux, cette fois, qu’un dernier acte express, lâché 3-1, 3-0 la saison dernière face à Tours.

Dan Lewis est un mordu, un passionné, qui aura su remobiliser son monde dans la semaine. Anatole Chaboissant est capable de déstabiliser un block du bout des doigts, Kevin Kobrine est un attaquant intelligent, Thomas Pujol est tatouée à l’efficacité, Tom Picard veut effacer sa partie discrète à l’aller et Simon Magnin veut peser, lui aussi, bien plus que samedi dernier.

Si Poitiers parvient à remettre à l’équilibre la finale ce soir, ce sera déjà un demi-exploit. Mais un demi seulement. Cette saison, le SPVB n’a pas pris un seul set en trois rencontres face aux Montpelliérains. Mais, on le sait, une finale, ce n’est plus du tout la même histoire.        

lnv