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«Une montée en puissance du volley professionnel»

«Une montée en puissance du volley professionnel»

le 08/06/2021
Le président de la LNV, Yves Bouget, salue la bonne tenue des championnats dans un contexte difficile cette saison, et annonce encore un peu plus de spectacle et de dramaturgie pour la saison à venir dans les trois divisions, LAM, LAF...
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Le président de la LNV, Yves Bouget, salue la bonne tenue des championnats dans un contexte difficile cette saison, et annonce encore un peu plus de spectacle et de dramaturgie pour la saison à venir dans les trois divisions, LAM, LAF et LBM.

Le président que vous êtes doit être ravi que les trois championnats soient allés au bout, avec une qualité et un suspense remarquables en LAM et LBM notamment, non ?

C’est certain que nous sommes très fiers d’être allés jusqu’au bout, dans des conditions compliquées. Tenir ces championnats jusqu’à la fin, avec des play-offs, en période de Covid, c’était un sacré challenge. Finalement, on a réussi. Je pense que la Ligue a fait un excellent travail pour permettre à ses championnats d’aller jusqu’au bout. On a vu de magnifiques play-offs. Les joueurs ont eu beaucoup de mérite pendant toute cette saison, pour trouver les ingrédients et faire des matchs de très haut niveau. On a eu une finale de LAM, exceptionnelle, tant en termes émotionnel que qualitatif.

Cela attise encore un peu plus le regret que se fut joué sans spectateurs ?

On regrette tous l’absence de nos fans. Cette année la LAM a été de très haut niveau. Et avec des recrutements déjà très alléchants, on prend le chemin d’un très haut niveau sportif encore, dans la continuité, la saison prochaine. Et on devrait pouvoir cette fois partager cela avec une bonne partie de nos fans. Sur la LBM, ce fut aussi un très beau championnat, avec une vraie dramaturgie et un champion (Le Plessis Robinson) qu’on n’attendait pas, mais un très beau champion. Et en LAF, la messe était dite depuis bien longtemps. Mais Mulhouse qui a fait le premier doublé de son histoire, a démontré encore une fois que ce sont les clubs les plus structurés qui sont sur le haut du panier. C’est une très belle saison sportive, avec en plus une créativité dans les clubs assez phénoménale, pour pouvoir associer les fans, les partenaires, qui étaient privés de matchs. Les clubs se sont mis à faire la réalisation tv, avec des réseaux sociaux qui ont beaucoup fonctionné. C’est aussi une très belle année pour la créativité au sein des clubs.

La montée du Plessis Robinson, comme vous le dites, était un peu inattendue. Ce club a-t-il les moyens pour évoluer en LAM ?

Le Plessis, tel qu’il était en Ligue BM, ne peut pas exister en Ligue AM. Il y a des règlements : un club ne peut pas jouer en LAM s’il n’a pas un budget minimal, s’il n’a pas une salle de 1500 places, s’il n’a pas de sol bicolore à traçage unique. Je ne préjuge de rien. La Ligue verra si le dossier est conforme aux attentes. Le Plessis connaît nos règlements. On verra s’il est en conformité. Ce n’est pour nous pas un souci. Des clubs qui veulent jouer en LAM, on en a beaucoup et on pourrait éventuellement pallier, s’il y avait déficience du côté du Plessis Robinson.

Projetons-nous sur la saison prochaine. Il semble qu’il y ait de gros changements sportifs à venir ?

Dans les trois divisions, la saison sportive sera sous forme de championnat et de Play-Offs. Avec une Ligue AM qui fera des Play-Offs au meilleur des cinq matchs en quarts de finale, et au meilleur des trois matchs en demies et en finale. La LAF et la LBM feront, elles, une finale au meilleur des cinq matchs. On est en conformité avec ce que l’on dit. Les clubs pros ont besoin de rentabiliser leurs investissements. Il leur faut un maximum de matchs. Quoi de mieux que des Play-Offs, là où il y a une intensité extrême. En LAM, il y aura aussi des Play-Down la saison prochaine, avec un mini championnat entre les six équipes qui ne participeront pas aux Play-Offs. On repartira évidemment dans ce mini championnat avec un nombre de points attribué à chaque équipe en fonction de son classement de 9 à 14 sur la saison régulière. Donc tout le monde en LAM bascule en mode Play, Offs ou Down, et la dramaturgie continue.

C’est la première fois que la LNV fait cela ? Ceci supprime donc le ventre mou et les équipes qui n’étaient plus concernées sur les dernières journées de saison régulière ?

Là, vous ne pouvez plus prêter votre joueur au voisin (sourire). Nous sommes des clubs pros, nous sommes là pour assurer du spectacle. Les quatorze clubs joueront jusqu’au bout. La FIVB nous donne comme fenêtre officielle du 15 octobre au 15 mai. Au moins que sur cette période, on ne fasse pas comme d’habitude, c’est-à-dire que pour la moitié des équipes, à la fin mars, il n’y a plus d’enjeu. L’idée c’est toujours plus de fête, plus de spectacle, plus d’intensité, plus de dramaturgie. Avec cette formule, on crée l’évènement, on crée de la dramaturgie, on crée du spectacle. On est des organisateurs de spectacle sportif professionnel.

Vous êtes à la présidence de la Ligue depuis cinq mois. Vous vouliez faire bouger les lignes, notamment en termes de visibilité digitale et télévisuelle. Quel premier bilan tirez-vous ?

Tout d’abord, cela a été très compliqué. Prendre une ligue pro en plein milieu de saison, alors que les matchs aller sont pratiquement terminés, en période de Covid, ça n’a pas été une partie de plaisir ! Comme rien n’a été fait depuis des années, il y a énormément de choses à mettre en place et il y a urgence. Et l’urgence, ce n’est jamais pratique, ce n’est jamais bon, ce n’est jamais facile. On s’est attaqué à deux dossiers structurants fondamentaux. Pour le premier, celui des droits télés, on a choisi d’être notre propre éditeur et notre propre producteur. Décider d’éditer et de produire, c’est un sacré pari. Cela veut dire que l’année prochaine, à chaque journée, il y aura un match of The Day masculin et un match of The Day féminin. Et l’on produira aussi certainement un ou deux petits magasines dans la semaine.

Cela veut dire que le contrat avec Sport en France n’est pas reconduit et que seule LNV TV retransmettra les championnats de France de volley ?

Nous posséderons nos images. Nous pourrons occasionnellement les céder à des chaînes tv si elles en émettent la volonté et que l’on juge que c’est pertinent. Cette saison, je rappelle que l’on payait pour avoir de l’image et être diffusé ! Là, avec notre propre édition et notre propre production, nous connaîtrons parfaitement la valeur de nos images. On revient en pleine possession de nos droits sur l’image. Aujourd’hui, on sait produire à des coûts beaucoup plus performants que ceux que l’on pouvait avoir à Sport en France. C’est un investissement, mais il sera neutre économiquement, et plus si affinités. Et je pense qu’il y aura affinités. On a aussi un énorme axe de travail autour des réseaux sociaux. On vient de recruter deux personnes, on travaille en profondeur autour des réseaux sociaux. D’ailleurs, les matchs of The Day commenceront avec retransmission des images dans les vestiaires sur les réseaux sociaux des clubs, puis continueront, pour le match, sur LNV TV, puis repartiront sur les réseaux sociaux des clubs en sortie de match. Il y a un vrai circuit digital, une vraie «fan experience» autour, pendant et après. C’est un très beau projet.

Et quel est le deuxième dossier structurant fondamental ?

On a travaille actuellement  sur la définition de la licence club pro, avec une migration des clubs pros sur trois ans, pour arriver à ce qu’on estime être la définition d’un club pro et d’une ligue pro. On présentera  à l’AG du 25 juin  une «road map» sur trois ans. Cette licence club a été définie, discutée, votée,  par le Bureau ,le Comité Directeur et reprend l’ensemble des éléments définis dans le projet d’excellence,  partagé par l’ensemble des clubs. Cela va être une montée en puissance à la fois structurelle et économique du volley professionnel pendant trois ans dans le respect de la situation actuelle de chacun des clubs. Un état des lieux sera fait et en fonction du constat on adaptera un agenda propre à chaque club .

Cette licence définit en réalité le cahier des charges pour les clubs ?

Il y a un volet structurel : c’est quoi une salle de volley pro, c’est quoi des spectateurs etc… Un spectacle commence par son écrin. On a défini la salle de spectacle, telle qu’elle devra être à trois ans. Après, il y a la partie RH : c’est quoi un club pro, un manager, un secrétariat, joueurs, entraîneurs etc… On définit ce qu’est une entreprise de spectacle professionnel, quels sont les postes minimums qui doivent forcément exister. Cette licence pro définit les règles de fonctionnement que doit appliquer une entreprise de spectacle professionnel. Le chemin est à trois ans et il est évident que l’on va accompagner les clubs.  
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