Des demies bien pleines

SAFORELLE POWER 6 (Demi-Finales aller)
Si le dernier carré de Marmara SpikeLigue a convoqué des challengers intrépides, comme Sète et Paris, classés au-delà du Top 5 en saison régulière, celui de Saforelle Power 6 a réuni les galonnés, les affutés de l’exercice régulier. Ainsi, quatre des cinq premiers à l’issue des 24 journées de championnat, composent le plateau des demi-finales.
A tout seigneur, Levallois Paris se dresse en double tenant du titre. Derrière un exercice régulier terminé à la 3e place, à onze points de Mulhouse tout de même, les Mariannes sont en lice pour un troisième titre consécutif, ce que l’on n’a plus vu depuis le grand RC Cannes des années 2000, qui alignait 18 titres consécutifs entre 1998 et 2015 !
Malgré quelques vicissitudes dans le cœur de la saison, avec notamment le départ de sa pointue allemande, Lena Kindermann, la troupe d’Alessandro Orefice, a retrouvé stabilité et efficacité. La jeune attaquante française, Cyrielle Depie, s’est fait une place de choix et Levallois Paris a parfaitement maîtrisé son quart de finale face à Béziers. Vandoeuvre Nancy a concédé une manche, en revanche, devant Terville Florange en quarts de finale, mais le VNVB se retrouve, comme l’an dernier, au même stade de la saison, pour un même défi, à la différence notable que, cette fois, c’est Vandoeuvre Nancy qui a l’avantage du terrain.
Finalistes de la Coupe de France, les Lorraines, qui s’appuient sur une Pimpichaya Kokram en mode play-offs (22 pts de moyenne sur le quart), restent dans le ton. Et si l’effectif a beaucoup changé, le club n’oublie pas que le VNVB a eu une balle de match, une balle de finale, lors du match d’appui de la demi-finale la saison dernière.
L’autre affiche oppose deux places fortes du volley féminin français, toutes deux doubles championnes de France au demeurant. D’un côté, Mulhouse, titré en 2017 et 2021, après de longues années de batailles perdues face au RC Cannes. De l’autre Volero Le Cannet, hissé à grande vitesse sur le toit de France en 2022 et 2023.
Après une saison régulière remarquable, terminée avec un seul revers, une série de 24 succès consécutifs, toutes compétitions hexagonales confondues, le VMA a tremblé en quarts de finale face aux Burdis de Bordeaux Mérignac, effaçant même deux balles de match dans le tie-break du match 2. Sûrement que la qualification en bout de course va avoir rassuré et galvanisé le VMA, souvent propulsé offensivement par sa paire américaine, Katelyn Evans – Reagan Rutherford. Mais en face, Le Cannet, aux accents russe et biélorusse avec Alina Popova et Aida Dautova, a des arguments à faire valoir. Et les Cannettanes peuvent aussi se targuer de savoir comment battre le VMA, ayant été les seules à réaliser pareille performance en saison régulière.
