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ligue nationale
de volley

«Exactement ce qu’on attendait»

le 02/12/2022
Présidente du club nantais depuis 2006, Monique Bernard est toujours animée de la même passion pour son sport et désormais lancée dans une nouvelle aventure ambitieuse avec les Neptunes de Nantes, actuelles leaders de LAF, avant de se rendre à Saint-Raphaël demain.
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Cet été, le VBN est devenu les Neptunes de Nantes, une structure regroupant les équipes professionnelles nantaises de handball et de volley. Pouvez-vous nous parler de cette association ?
Cette association n’est pas arrivée superficiellement. Avec le hand féminin, on partageait la salle de Mangin-Beaulieu, chacun de façon indépendante. Est arrivé à la présidence du hand, Yoann Joubert, le PDG du Groupe Réalités. A son arrivée, il a eu la volonté de faire quelque chose, de ne pas être simplement président du club mais d’écrire une histoire. Son intention au départ, c’était avec le hand. J’ai demandé à le rencontrer pour voir s’il ne voulait pas devenir partenaire du volley. L’an passé, Réalités est effectivement devenu partenaire du VBN. Et cette saison, on s’est dit que l’on pouvait faire beaucoup plus, créer un projet de sports au féminin.

En quoi cela peut-il faire grandir votre club ?
Déjà, pour nous, ça représentait une petite révolution. Jusqu’ici, le VBN avait passé toutes les petites étapes pour aller au plus haut niveau. Mais, c’était exactement ce qu’on attendait. Par rapport à des objectifs de haut niveau, de performance, on était limité en termes financiers, on était au summum de ce que l’on pouvait faire. La seule solution pour aller plus haut, pour aller chercher un titre, c’était des moyens supplémentaires. Nantes est une ville très sportive et c’est très compliqué d’aller chercher du partenariat privé. On arrivait à nos limites. Ce projet avec Réalités est un virage dans notre évolution. Et puis, Réalités est une entreprise qui donne des moyens financiers au sport féminin et pour nous, c’est une valeur essentielle.

Vous êtes à la tête du club depuis 2006. La passion est-elle toujours la même aujourd’hui ?
La passion est toujours la même, oui. Je suis de la famille volley, j’ai été joueuse, j’ai adoré ce sport, ça a été ma passion et voir l’évolution qu’on a eu au sein du volley à  Nantes et celle qu’on espère désormais avec les Neptunes, c’est une belle histoire. On est monté tous ensemble, jusqu’au plus haut et on a toujours travaillé avec les mêmes équipes, un gros noyau dur, tant sur le plan sportif qu’administratif. A chaque fois, on s’est donné des objectifs, on a essayé d’aller un peu plus loin, on a toujours eu des intentions d’avancer. J’ai eu la chance de travailler avec des équipes pluri-générationnelles, des gens qui m’ont fait confiance. C’est tellement riche. Ce n’est pas qu’une question de présidence, c’est une question de vie en fait. Avec le projet des Neptunes, ce n’est pas une conclusion, mais on est un peu à l’aboutissement des objectifs qu’on avait.

Il n’empêche que Nantes, malgré cinq finales en six saisons entre 2014 et 2019 (deux en LAF, trois en Coupe de France) n’a toujours pas gagné de titre. Cela ne nourrit-il pas une certaine frustration ?
On a fait des finales, on n’a jamais gagné, c’est vrai. Mais sincèrement, je pense que par rapport à nos moyens financiers, on a été au maximum de ce que l’on pouvait faire, dans la construction d’équipes notamment. Je considère qu’il n’y a jamais eu d’échecs, on ne s’est jamais dit cela. Des déceptions, oui. Mais on a toujours eu une gestion honnête de nos budgets et on a fait au mieux des moyens qu’on avait.

Sous la bannière Neptunes de Nantes, il y aura désormais une autre pression de résultats et des titres sont attendus forcément. Dès cette première année ?
Non pas dès l’année une. C’est très clair avec les Neptunes et avec Laurent Godet (président délégué) et Yoann Joubert. Il y a des attentes oui, celles d’être performant, d’être champion. Mais ces attentes ne sont pas sur l’année une. C’est quelque chose qui se construit.  On est en année de construction, de transition. Mais c’est évident que dans les trois saisons à venir, l’objectif est allé d’aller chercher des titres. La performance est au cœur du projet. 

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