La prime à l’extérieur

Play-In Marmara SpikeLigue
Il fallait être solide pour inverser la tendance et casser la dynamique parisienne. A l’entame de ce Play-In, dans le contexte d’un derby jamais anodin, le Paris Volley débarquait certes avec quelques soucis d’intendance au poste de réceptionneur-attaquant, mais propulsé par cinq succès de rang, toutes compétitions confondues. A l’inverse, la fin d’exercice du Plessis-Robinson avait été moins enlevée. Mais à l’arrivée, ce sont les Hiboux qui ont pris la première manche (1-3). Sur les épaules d’un tandem Mukelenge – Canovas fracassant (37 pts cumulés à 66% en attaque), Le Plessis a gommé offensivement les quelques hésitations parfois en réception. Côté parisien, Vasili Molotkov n’a pas eu son rendement habituel (13 pts à 11 sur 32 en attaque). Mais la messe n’est certainement pas dite : il y a quelques jours, Paris était allé s’imposer nettement au Plessis-Robinson lors de la dernière journée régulière. Il peut donc le refaire mardi soir prochain, surtout s’il débarque avec la Coupe de France dans le sac, dont il disputera la finale samedi face à Nice.
Dans l’autre duel du soir, à l’inverse, Cannes a pris le point à la maison, en dominant Nice (3-0). Le gain du premier set (28-26) a déterminé la suite. Mais le fait défavorable notable pour les Aiglons était l’absence de leur arme offensive maîtresse, Dawid Dulski, 2e scoreur du championnat, peut-être préservé aussi dans l’optique de la finale de Coupe de France face à Paris samedi à l’Adidas Arena. En tout cas, sans lui, l’affaire était trop complexe. Avec 38% de réussite en attaque, Nice n’a pas pu maintenir la pression sur le block-défense cannois, tandis que le Dragon, Joao Noleto, jouait souvent juste (15 pts dont 2 aces et 2 contres)
Play-In Saforelle Power 6
Les Burdis ont parfaitement évité le piège ébroïcien (1-3). Avec six succès seulement au compteur en saison régulière, Evreux n’était pas attendu là, mais il pouvait justement entrer dans ce Play-In sans pression ni complexe. Bordeaux devait donc s’affirmer d’emblée. Ce qu’il fit, porté tout du long par une pointue finlandaise, Yasmine Madsen, en état de grâce. Alors qu’elle tournait à moins de 11 points par match en saison régulière, la grande dame du Nord posait dans l’Eure 26 points dont 5 aces et 2 contres ! Evreux eut beau tendre les barbelés (17 contres au total), cela restait insuffisant. Et la troupe de Guillaume Condamin veut maintenant terminer le travail à la maison mardi.
Dans l’autre confrontation, plus serrée sur le papier, Terville-Florange est lui aussi rentré en Moselle avec le butin en poche. A la Maison des Sports de Clermont-Ferrand, le TFOC a pris le meilleur sur les Panthères de Chamalières (1-3). Là aussi, le gain du premier set fut décisif, décroché au forceps par la bande à Romain Pitou (28-30). Malgré une réception solide, 11 contres et 7 aces, Chamalières a donné top de points (31 fautes directes contre 20 au TFOC). En face, le tandem américain Chillingworth – Wilson a lourdement pesé (32 pts cumulés). Terville-Florange prend donc l’avantage, mais Chamalières n’oublie pas qu’il était venu s’imposer en Moselle en saison régulière. Rendez-vous mardi soir.
