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ligue nationale
de volley

Jérémie Ribourel, un président heureux

le 13/01/2022
Président du Narbonne Volley depuis plus de dix ans maintenant, Jérémie Ribourel a tout connu ou presque avec les Centurions. Vivant à 100 à l’heure, il prend quand même le temps de savourer la place de leader de son équipe. Même s’il a conscience que tout ceci est éphémère. Samedi soir, ses protégés tenteront de prolonger cet état de grâce pour la venue de Montpellier.
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Malgré une troisième place lors de la saison régulière l’an passé et une élimination en quart de finale, rien ne laissait présager d’un exercice plus brillant encore de la part des Centurions. Or - même si certaines écuries comptent jusqu’à trois matchs de retard - les chiffres ne mentent pas. Narbonne est leader de la Ligue AM ! « C’est anecdotique et provisoire » rétorque rapidement le président Jérémie Ribourel. Avant de légèrement rectifier : « c’est vrai qu’au bout de seize journées, cela veut quand même dire quelque chose. Cela valide le travail du staff et des joueurs. Mais on ne peut pas s’arrêter à ça. » Un travail de longue haleine de la part de quelqu’un qui est presque arrivé par hasard à la tête des Centurions. « J’étais sponsor du club. Au bout de dix ans, j’ai regardé un peu comment ça se passait dans l’organisation du club. J’ai proposé un coup de main au président en place et voilà. Tout est parti de là. » Avec de bonnes fondations de posées, Jérémie Ribourel a alors poursuivi la progression de la formation audoise. « Je ne suis là que pour le développement de l’entreprise. L’avantage que j’ai par rapport à d’autres, c’est que techniquement, je ne connais absolument rien au volley. Je laisse tout le volet sportif au manager général et à l’entraîneur. » De retour dans l’élite depuis la saison 2018-2019 après un passage en Ligue BM, les Narbonnais n’en finissent plus de grandir. Une croissance se matérialisant un peu plus encore le 17 janvier 2020… ce soir-là, à quelques jours d’une pandémie mondiale, les Centurions inaugurent leur nouvel écrin contre Montpellier, leur meilleur ennemi. Une Arena de 3 500 places aux normes pour accueillir des matchs internationaux et réalisée en dix-huit mois grâce à l’aide de la mairie et de Bec Construction. « On rêve d’une saison ou l’on pourrait utiliser pleinement notre salle. À son inauguration, on a pu jouer cinq matchs de suite avec plus de 2 000 personnes de moyenne. Depuis la réouverture des salles, nous ne sommes pas parvenues à retrouver ça. On a fait 1 800 spectateurs à Noël. Mais avec le retour du Covid, nous avons cessé de faire des hospitalités. Nous ne voulons pas mettre nos partenaires et nos prestataires en danger. Si on fait 1 400 spectateurs contre Montpellier, ce sera déjà très bien. » Un soutien qui sera forcément important pour un effectif relativement jeune, à l’heure de défier l’ogre montpelliérain, 5e avec trois rencontres en moins. Alors que certains effectifs se forgent à grands coups d’euros, Narbonne a pris le parti il y a trois ans de développer son centre de formation. Une tactique payante, même si tout n’est pas toujours simple avec la concurrence de deux grandes villes universitaires à moins de deux heures avec Toulouse et Montpellier. « Notre force, c’est que notre coach a envoyé un message fort en donnant du temps de jeu à ces jeunes. Ils se rendent comptent qu’ils auront une vraie chance chez nous, ce qui n’est pas forcément le cas ailleurs. Aymen Bouguerra et Nicolas Zerba sont deux bons exemples. Ils ont mis du temps à se mettre en route, mais aujourd’hui ils jouent un vrai rôle dans le jeu », conclut le président narbonnais. Il faudra encore compter sur eux samedi à 20h au moment d’en découdre avec le Montpellier-Castelnau-Volley U.C.

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